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Un emploi supprimé toutes les heures

15 Avril 2012 , Rédigé par cgt-fapt48 Publié dans #Général

La politique d’austérité décrétée par nos gouvernants, écho de celle menée en Europe, répond davantage à une logique financière plutôt qu’aux besoins de notre société. L’humain tend à être considéré comme une variable d’ajustement en faveur d’intérêts privés.

La Poste, son évolution ces dernières années, en est l’exemple typique. Sa privatisation, caractérisée par l’abandon progressif du service public postal, au profit de l’actionnariat, de la rentabilité, le prouve sans nul doute. La dégradation des conditions de travail des postiers et la détérioration du service public, qui en résultent, en sont les marqueurs incontestables. Le personnel, subit de plein fouet cette évolution : intensification et allongement du temps de travail avec la matérialisation et la baisse orchestrée des effectifs liée aux vagues successives de réorganisations. La rentabilité étant le déterminant commun de ces suppressions d’emplois, les non remplacements des départs en retraite, et des non comblements de postes vacants.

En PIC les horaires atypiques, l’augmentation des cadences, se multiplient. A la distribution, les tournées s’allongent (sécabilité, sursécabilité) bien au-delà de durée légale du travail et le les heures supplémentaires non payées deviennent monnaies courantes. La multiplication des pressions hiérarchiques, en général, sont autant de raisons qui font que le mal être s’installe dans les services. Beaucoup d’agents sont déstabilisés, désorientés. La précarité augmente. Tout cela engendre de la détresse. Une situation qui a générée des situations dramatiques et qui a obligée Jean-Paul Bailly a faire une « bande annonce » sur un projet de Grand Dialogue social. Alors que toutes les organisations syndicales, l’exhortent à ouvrir les yeux sur la situation réelle des postiers et à geler les réorganisations afin d’aborder ce projet en toute sérénité, La Poste refuse d’accéder à cette demande unanime ! Alors pourquoi un Grand Dialogue ? Pour participer à une opération de communication vide de sens et d’intérêt ? 

 

La CGT s’y oppose et exige l’ouverture de véritables négociations à tous les niveaux.

 

Au-delà de ces velléités de dialogue social, rappelons que cette course à la rentabilité n’a fait l’objet d’aucune compensation financière. Ce « travailler plus » n’a pas fait « gagner plus ». Depuis plusieurs années les salaires n’augmentent pas ou si peu, le pouvoir d’achat stagne, voire s’érode.

Cette situation, réorganisations effrénées, réductions des effectifs, dégradations des conditions de travail, absence de reconnaissances professionnelles et salariales, recueille un consensus hostile du personnel qui lutte en beaucoup d’endroits sur le territoire faisant savoir son mécontentement et ses revendications. Il est temps d’appliquer immédiatement des mesures concrètes pour améliorer le mieux vivre et mieux être au travail. 

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