EMPLOIS PRECAIRES : CA SUFFIT
Pour la CGT, La Poste a un rôle à jouer en termes de d’emplois et de cohésion sociale d’autant plus dans une période de fort chômage.
Pourtant, dans tous les métiers, nous assistons notamment à l’utilisation des jeunes comme variable d’ajustement face au manque de personnel. La formation et l’apprentissage ne font pas exception, La Poste refusant de valider les cursus ou d’embaucher «sur place».
La Poste ne fait qu’accentuer le développement des contrats précaires, (CDD renouvelables) et la dé classification des surdiplômés. Elle se crée ses propres viviers pour disposer d’une main d’œuvre corvéable à merci en faisant miroiter des CDI.
De 2012 à 2014 sur 7500 contrats en alternance annoncés, seuls 25% seraient recrutés en CDI.
La CGT dit stop à cette exploitation. Les jeunes ne sont pas des mouchoirs jetables. Cette gestion du personnel ne répond en rien ni au manque criant d’emplois ni à la dégradation des conditions de travail.
Avec la CGT, exigeons :
• l’arrêt de toutes les réorganisations, restructurations qui suppriment des emplois,
• le remplacement de tous les départs et la création des emplois nécessaires,
• le cdi à temps plein comme norme d’embauche,
• la cédéisation de tous les contrats précaires,
• un plan de titularisation pour les contractuels,
• la transparence totale des dispositifs de formation et une embauche sur place,
• une réelle reconnaissance des qualifications et de l’expérience,
• la mise en place d’un temps réservé pour permettre aux OS d’accueillir les nouveaux arrivés dans l’entreprise.
Au courrier, les réorganisations incessantes, la mise en place de Facteur d’Avenir (FA) ces dernières années, les organisations tournées
stabilisées (OTS), les secteurs d’ajustement aujourd’hui et demain, ont entraîné et entraîneraient des milliers de suppressions de postes et d’emplois. Les conséquences majeures en sont le manque
de personnel, l’augmentation de la charge de travail et la sécabilité à outrance, celle-ci devenant le palliatif pour passer le courrier.
Il en résulte une augmentation des arrêts maladie et des accidents de travail, soit une dégradation de la santé des agents.
Une triste réalité que la CGT ne veut pas considérer comme une fatalité.
La direction ne veut pas satisfaire notre exigence sur les 25 % de volants de remplacements, prétextant qu’il y a
suffisamment de rouleurs. Pourquoi donc renouveler sans cesse des contrats CDD sur plusieurs bureaux Lozériens (Le Malzieu, par exemple) ??
La pénibilité sur toute la chaîne des métiers du courrier ne fait que croître. La précarité s’installe insidieusement. Une réalité dans les
services, malgré les fallacieuses promesses des responsables de La Poste qui prétendent garantir le modèle social de l’emploi à plein temps, le nombre de CDD ne cesse de progresser.
Les postiers et la CGT ne veulent pas de cette situation. Exigeons de l’emploi à temps plein, en nombre, de qualité et bien rémunéré.
Loran