Elections professionnelles du 18 octobre à La Poste
La Poste veut passer en force : déni de démocratie !
Ces élections détermineront quelles organisations négocieront les accords avec La Poste. Elles serviront également de base pour l’attribution de sièges aux futurs CHSCT.
Afin de permettre la tenue des élections dans les meilleures conditions et d’assurer la plus grande participation, la CGT, lors des rencontres avec La Poste mais aussi lors du CTP, a contesté les choix de La Poste en faisant des propositions que la direction refuse d’entendre.
Seules seront représentatives les organisations syndicales qui auront au moins un siège au CT. C’est une évolution théorique importante en termes de démocratie sociale.
Sa portée est cependant limitée par les dispositions que veut imposer la Poste. Ainsi, La Poste veut passer de la situation actuelle prévoyant 10 sièges pour les organisations syndicales au niveau national et 7 au niveau local, à 15 sièges au niveau national et 8 sièges au niveau local. Elle vise clairement à permettre à toutes les organisations syndicales de rester représentatives voire d’ouvrir à d’autres organisations syndicales bafouant ainsi le vote des postiers.
La Direction avec le soutien du gouvernement détourne de fait l’esprit des lois (loi du 20 août 2008 et loi du 5 juillet 2010), régissant les règles de représentativité dans la Fonction Publique et dans le privé en faussant les règles du dialogue social.
L’objectif est clair : obtenir par des signatures la validation d’accords à 30 % même s’ils se révèlent néfastes aux personnels et à leurs conditions de travail.
De plus, ce n’est pas le refus de l’entreprise d’intégrer aux prérogatives des CT les questions relatives à la santé du travail qui vont permettre d’améliorer les conditions de travail.
La CGT revendique des instances de proximité géographiques pour plus d’efficacité sociale par le biais de CT, de CAP et CCP multi-métiers et départementalisés, le maintien des CHS CT existants et des créations où cela est nécessaire.
L’intérêt des postiers doit primer sur la stratégie de La Poste.
Les postiers veulent être entendus
La Poste crée les conditions pour que rien ne change au quotidien pour les postiers, à l’opposé la CGT œuvre quotidiennement pour que cela change vraiment à La Poste et obtenir la satisfaction des revendications.
Nous revendiquons la conclusion des accords sur une base majoritaire de 50 % comme cela se fera normalement d’ici fin 2013 dans la Fonction publique.
Les postiers sont nombreux à accorder leur confiance à la CGT, les militants syndicaux doivent être respectés et entendus.
Vote électronique
La CGT s’est formellement opposée ainsi que d’autres organisations syndicales au vote électronique exclusif, c’est à dire sans aucune possibilité de vote papier.
Lors des élections au Conseil d’Administration de novembre dernier, les services où le vote électronique était en place, l’abstention y a été nettement plus élevée (+ de 20 % en moyenne).
La maîtrise de ce vote électronique par les organisations syndicales a jusqu’à présent été refusée par La Poste. Le besoin de transparence et de contrôle est un impératif.
Soutenez la motion mise à disposition par la CGT contre le vote électronique exclusif.
La Poste se comporte comme dans une république bananière «je décide et j’impose, je vérifie seule».
Tous les personnels qui souhaitent voter sous forme papier doivent pouvoir le faire.
La Poste doit tout mettre en œuvre pour permettre la participation la plus élevée des postiers à ces élections CT, CAP/CCP.
La Poste doit respecter le décret Fonction Publique qui prévoit la possibilité de voter sous forme papier.
Le Président de La Poste ne peut décider de façon autocratique, il doit entendre les personnels et la CGT.
La CGT condamne l’attitude de La Poste qui veut passer en force malgré les oppositions d’organisations syndicales et ce au détriment des personnels.
Les élections professionnelles n’appartiennent pas à l’entreprise mais aux postiers pour leur permettre de se faire entendre, en permettant à leur organisation syndicale de porter à leurs côtés haut et fort leurs revendications.
Ne laissons pas La Poste décider seule, appauvrir et détourner la consultation et la représentativité électorales.
Les mobilisations ont déjà fait reculer La Poste ; elle a dû accepter la mise en place de CHSCT à partir de 100 agents et non plus 300 comme initialement prévus.
Evolution du dialogue social
Seule la CGT demande la renégociation de l’accord du 21 juin 2004 qui est le texte de référence. Nous considérons que les lois font évoluer les règles de représentativité vers plus de démocratie sociale. Cela devrait amener La Poste à faire évoluer aussi sa conception du dialogue social pour gagner en démocratie, en proximité, bref, des relations sociales dignes d’une grande entreprise.
La Direction s’y refuse à ce jour !
La Poste cumulerait donc le moins disant en termes de démocratie sociale !
Ce serait la seule entreprise en France où les nouvelles lois de représentativité ne changeraient rien voire pourraient se traduire par un émiettement syndical, à l’inverse de l’esprit de ces lois.
Toute la CGT est engagée pour mettre en échec cette logique.
Poursuivons et continuons d’exiger par nos actions :
- le respect de tous nos droits y compris électoraux
- la mise en place d’instances de proximité
- la satisfaction de nos revendications